Transformers

Studio éditeur : Dreamworks Home Entertainment
Date de sortie : 16 octobre 2007
Film: 4.5/5
Image: 4.5/5
Son VO: 4.5/5
Son VF: 4/5
Bonus: 4/5
Certains sons, tels qu’un coup de sabrolaser dans Star Wars ou le bruit d’ouverture d’une porte glissante dans Star Trek, réussissent à nous faire penser à ces séries mythiques à eux seuls. Un autre son très caractérisque s’ajoute à cette catégorie d’effets sonores: la transformation mécanique des Transformers en une multitude de véhicules et autres objets. Les studios Dreamworks et les jouets Hasbro ont unis leurs forces créatrices pour transposer ces personnages de notre jeunesse au grand écran. Comme c’est souvent le cas lorsque l’on modernise de tels classiques, le résultat est très divertissant mais les opinions sur le résultat final ne font pas l’unanimité.
Comme dans les dessins animés qui ont servis d’inspiration à ce long-métrage, le conflit central de Transformers tourne autour de deux clans de robots géants, les Autobots et les Decepticons. Après la destruction de leur planète d’origine et la disparition du ‘All Spark’ (un objet mythique qui permet de leur donner la vie), les Transformers parcourent l’univers pour tenter de le retrouver. L’action débute sur Terre lorsqu’une base militaire américaine au Moyen-Orient se fait attaquer par deux membres des Decepticons; un énorme scorpion mécanique et un second robot qui se transforme d’un hélicoptère en un énorme goliath qui annéantit les soldats avec une facilité déconcertante. On apprends rapidement que leur mission était d’inflitrer le réseau informatique de l’armée pour localiser le détenteur d’une paire de lunettes qui contiendrait des indications sur l’emplacement du All Spark.
La piste les mènent aux États-Unis où réside le jeune Sam Witwiki (Shia LaBoeuf), arrière-arrière-petit-fils d’un explorateur jurant avoir vu un énorme homme de glace dans les glaces du pôle nord plus d’un siècle auparavant. Heureusement pour lui, les Autobots avaient également réussi à obtenir son nom et avaient assigné le robot Bumblebee, se transformant en Camaro, pour le protéger. Lorsque les Decepticons font leur apparition pour capturer le jeune Witwiki, Bumblebee contacte ses compatriotes Optimus Prime (un camion Peterbilt), Jazz (une Pontiac Solstice) et Ratchet (un Hummer H2 modifié en véhicule de secours) pour qu’ils viennent l’aider à combattre leurs ennemis jurés. On assiste alors à une multitude de séquences de batailles plus spectaculaires les unes que les autres alors qu’ils tentent de retrouver le All Spark tout en gardant leurs ennemis à l’écart.
Lorsque j’ai premièrement entendu parler du projet de porter les Transformers au grand écran, ma première réaction à été d’avoir peur de voir un film qui ne rendrait pas justice à ces personnages que j’avais tant aimé dans ma jeunesse. Par la suite, lorsque Michael Bay à été annoncé comme réalisateur, j’ai immédiatement assumé que ce serait un désastre qui contiendrait beaucoup trop d’effets spéciaux sans avoir de vraie trame narrative. Heureusement, en mon opinion, ces deux assomptions se sont révélées fausses et Transformers est un film absolument palpitant qui rend proprement hommage aux personnages originaux et à l’esprit de la série télé. En modernisant l’aspect des robots et en donnant une grande place aux forces militaires américaines au sein de l’histoire, Michael Bay à crée des images d’un grand réalisme qui nous font complètement croire à l’existence de ces énormes robots.
En parlant de l’armée, il est intéressant de noter que le scénario de Roberto Orci et d’Alex Kurtzman donne une plus grande place aux humains que dans les dessins animés originaux. Ce changement fonctionne très bien et permets d’avoir des développement de personnages beaucoup plus profonds que ce qui se déroulait seulement entre robots. Le jeune Shia LaBoeuf est très énergétique dans le rôle principal et nous fait rire à plus d’un moment. Ces touches d’humour qui reviennent régulièrement font un bon contraste avec les séquences d’action dévastatrices et les débats sérieux entre personnages qui se battent pour leur survie. Pour entourer le jeune acteur, on retrouve plusieurs grands noms du cinéma hollywoodien tels que Jon Voight et John Turturro qui apportent un côté beaucoup plus sérieux et crédible à la production.
Bien sûr, pour arriver à cette vision moderne, Michael Bay et son équipe ont fait plusieurs modifications à l’histoire originale et on peut dire au bout du fil que le résultat est plutôt un film inspiré de l’essence de ces personnages mythiques qu’une adaptation litérale de l’original. Par exemple, le robot Bumblebee est incarné par une Camaro au lieu de la Volkswagen Beetle des dessins animés originaux. Alors que ce changement ne me dérange aucunement et à été apprécié par un grand nombre de spectateurs, certains amateurs passionnés ne peuvent accepter que ce ne soit pas le bon type de véhicule. La même chose s’applique à Megatron, chef des Decepticons, qui se transforme en espèce de vaisseau spatial extra-terrestre au lieu d’un fusil. Bien que le résultat soit beaucoup plus réaliste, les puristes ne peuvent s’empêcher de crier à l’injustice.
La qualité de l’image de l’édition DVD est superbe et reproduit à merveille les textures métalliques des robots ainsi que l’action rapide du film. On ne retrouve aucun problèmes de compression et les images sont fluides autant lors des scènes d’action que lors des scènes de dialogues plus calmes.
Au niveau du son, la balance entre les effets sonores, la musique et les dialogues est bien effectuée et nous évite d’avoir à constamment ajuster le son comme c’est trop souvent le cas. Les fréquences basses nous permettent de bien profiter des explosions et de tous les sons de destructions.
Après nous avoir mis plein la vue avec le long-métrage principal, le second disque est complètement bourré de suppléments. On retrouve environ deux heures de documentaires en plus du commentaire audio du réalisateur qui accompagne le film.
Commentaire audio du réalisateur Michael Bay
Alors que plusieurs se contentent de décrire les différentes séquences du film et nous parler de leur tournage, Bay nous raconte la genèse complète du film et toutes les décisions qui ont menées à son tournage. Alors que plusieurs de ses interventions sont très intéressantes, elles nous montrent également à quel point il à un caractère très présomptueux puisqu’il parle constamment de ses réalisations personnelles dans ce projet ou au cours de la production d’autres long-métrages.
Les suppléments sont divisés en trois parties: Our World, qui parle des personnages humains et de la conception initiale du film; Their War, où les robots sont à l’honneur; et finalement More than meets the eyes, pour discuter des effets spéciaux. Il est à noter que tous ces suppléments sont présentés en format panoramique, une petite touche très apprécié pour les cinéphiles.
Section Our World
Ce premier segment contient des entrevues avec le producteur Steven Spielberg, les scénaristes ainsi que le réalisateur Michael Bay. On y parle de la conception initiale de la trame narrative du film ainsi que du style de réalisation particulier de Bay qui insiste pour tourner le plus grand nombre de séquences possible en vrai au lieu de tout recréer en images de synthèse comme le font plusieurs productions aujourd’hui.
Human Allies, 13 minutes
Cette prochaine section est l’habituelle présentation des différents membres de la distribution où l’on nous explique le choix des acteurs tout en décrivant le personnage qu’ils incarnent à l’écran. Les séquences derrière la caméra qui sont présentées tout au cours de ce reportage nous permettent de découvrir un peu mieux la personnalité de chacun.
I Fight Giant Robots, 14 minutes
On commence ici en nous parlant de l’entraînement militaire que certains acteurs incarnant des soldats ont subi avant de débuter le tournage pour leur permettre de donner des prestations réalistes. Il est intéressant de voir l’implication de l’armée pour s’assurer qu’on leur donne une bonne image dans ce film. On passe ensuite au tournage de plusieurs scènes où les acteurs devaient livrer leurs lignes en imaginant ce qui se passait autour d’eux puisque les robots étaient ajoutés en post-production. Il est amusant de voir des têtes de robots sur de grandes tiges de balai pour permettre aux acteurs d’avoir une idée des dimensions impressionnantes de ces énormes créatures.
Battleground, 14 minutes
Ce reportage nous parle des différents endroits qui ont été utilisés pour le tournage du film. Après avoir fait de grands efforts pour restreindre son budget pour être capable de filmer aux États-Unis, le réalisateur Michael Bay et son équipe ont dû trouver des locations qui représenteraient bien les différents décors du film.
Section Their War
Rise of the Robots, 14 minutes
Ce segment très intéressant nous parle de l’origine des Transformers. On y apprends qu’avant les dessins animés, ils n’étaient que de simples robots qui se transformaient en véhicules créés par une petite compagnie japonaise. Ce n’est que lorsque Hasbro à fait l’achat des droits sur ces personnages qu’ils ont commencé à avoir des noms et une histoire. On parle également de l’évolution du script et de l’implication des fans qui réagissait fortement lorsque des information ou des images préliminaires se retrouvaient sur l’internet.
Autobots Roll Out, 20 minutes
Cette section nous présente les Autobots un à la fois et nous explique les décisions artistiques qui ont été prises pour arriver au résultat final. Par exemple, on y apprend que Bumblebee est devenu une Camaro puisque le réalisateur ne trouvait pas que le Beetle était une voiture assez puissante. On nous montre également comment plusieurs des véhicules tel que le H2 modifié, ont été construits.
Decepticons Strike, 14 minutes
Alors que les Autobots étaient pratiquement tous des voitures modifiées, les Decepticons sont des véhicules de l’armée américaine qui n’ont pas subis de changements. On nous parle donc ici de l’implication de l’armée pour permettre d’avoir tous ces véhicules à l’écran.
Inside the AllSpark, 17 minutes
Avec tous les robots qui apparaissent à l’écran, il est évident que les effets spéciaux aient eu une grande place dans cette production. Ce reportage nous montre les techniques d’animation et le travail de moine qui à eu lieu pour créer les modèles tri-dimensionnels des robots et les animer pour donner un résultat crédible au grand écran.
Section More Than Meets the Eyes
From script to sand: The Skorponok Desert Attack, 9 minutes
Ce segment analyse en détail l’attaque de Skorponok, le robot scorpion qui attaque la base militaire en ouverture du film. On y parle de la création du modèle informatisé du robot ainsi que des explosifs utilisés pour soulever le sable de façon réaliste dans le but de créer des images réalistes.
Concepts, 2 minutes
Une série de dessins présentés sur une musique de la trame sonore qui nous montrent la vision des concepteurs visuels alors que le film était encore en pré-production.
Trailers
Cette dernière section renferme les trois bandes-annonces du film, dont la toute première qui ne nous montrait que l’ombre d’un robot attaquant la sonde spatiale Beagle 2 envoyée sur Mars.
Transformers est un film estival en pleine force avec ses effets spéciaux et ses scènes d’action à tout casser qui fonctionne à merveille et nous donne un résultat absolument palpitant du début à la fin. Si vous êtes capable d’accepter les changements esthétiques et artistiques qui ont été mis en place par Bay et son équipe, ce film va vous couper le souffle.

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